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Wireguard se prépare à l’ère post-quantique grâce aux mesures de sécurisation de Surfshark

Face à la menace croissante des ordinateurs quantiques, Surfshark renforce son protocole WireGuard avec une protection post-quantique. L’entreprise complète ses algorithmes de chiffrement existants lors de l’échange de clés entre client et serveur. Cette approche vise à rendre les données actuelles imperméables aux capacités de calcul futures des machines quantiques, qui pourraient autrement déchiffrer des informations stockées aujourd’hui.

Les ordinateurs classiques nécessitent des milliers d’années pour résoudre certains problèmes mathématiques fondamentaux du chiffrement. Les machines quantiques, suffisamment évoluées, accompliraient cette tâche en quelques heures. Les pirates accumulent déjà les données chiffrées aujourd’hui, pariant sur la technologie de demain pour les déchiffrer. La cryptographie post-quantique rend ce pari économiquement peu attrayant.

La protection de Surfshark est actuellement accessible sur macOS, Linux et Android, avec des déploiements futurs prévus pour iOS et Windows. Les utilisateurs activent simplement le protocole WireGuard dans l’application. D’autres fournisseurs VPN adoptent des mesures similaires : Mullvad, ExpressVPN, NordVPN et PureVPN offrent déjà cette protection, tandis que Proton VPN prévoit un lancement cette année.

Une analyse menée par Surfshark examine quarante applications populaires réparties en quatre secteurs : réseaux sociaux, messagerie, services bancaires et commerce électronique. Seulement 8 % des services analysés disposent déjà de cryptographie post-quantique. Environ 30 % des développeurs déclarent mener des recherches ou avoir préparé des plans d’implémentation. Cependant, 65 % ne divulguent aucune information publique sur leur intention d’adopter cette technologie.

Le secteur bancaire affiche un retard particulièrement préoccupant : aucune application bancaire examinée n’a implémenté de mécanismes post-quantiques, et seulement 20 % reconnaissent des initiatives en cours. Les applications de shopping présentent un tableau similaire. La messagerie montre davantage de progrès relatifs, avec 18 % des applications testées déjà compatibles et 27 % en développement actif. Google et Meta reconnaissent publiquement la menace et annoncent des travaux de renforcement pour Google Messages, WhatsApp et Messenger.

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