Nous avons testé les Nothing Ear (3) offrant jusqu’à 45 dB de réduction sonore

Après deux itérations remarquées, Nothing dévoile sa nouvelle génération d’écouteurs true wireless, les Ear (3), qui misent résolument sur une esthétique transparente et une approche technologique affirmée. La marque, fondée par Carl Pei, persiste dans sa volonté de proposer des produits à l’identité visuelle forte, tout en maintenant un positionnement tarifaire compétitif. Les Ear (3) ambitionnent de s’imposer grâce à une réduction de bruit active poussée, un égaliseur avancé et un mode « Super Mic » inédit.
Le boîtier de recharge, à la fois carré et aux bords arrondis, se distingue par une façade supérieure entièrement transparente, laissant entrevoir les écouteurs même lorsqu’il est fermé. Le dessous du boîtier reprend ce parti pris, avec deux ouvertures alignées sur les emplacements des écouteurs, renforçant la cohérence esthétique de la gamme. Un bouton d’appairage est présent sur la face principale, facilitant la connexion, tandis qu’une discrète LED et l’inscription « NOTHING » signalent l’état de charge.
Un bouton « TALK » placé sur la tranche du boîtier permet d’activer des fonctions spécifiques, notamment lors des appels. Les écouteurs eux-mêmes arborent une tige transparente laissant apparaître les circuits internes, tandis que la partie intra-auriculaire reste pleine et blanche. Chaque tige porte la mention « ear (3) », mais aucune indication explicite ne différencie l’écouteur gauche du droit, un détail qui pourra surprendre les utilisateurs attentifs.
Design transparent et ergonomie des Nothing Ear (3)
Proposés en noir ou blanc, les Ear (3) affichent un format d’écouteurs sans fil classique, mais leur boîtier, plus volumineux que la moyenne, occupera davantage d’espace qu’un étui d’AirPods Pro 3. Malgré cela, la tenue dans l’oreille s’avère fiable, même lors d’activités sportives. Les tiges des écouteurs permettent des commandes tactiles programmables : double pression pour passer au morceau suivant ou refuser un appel, triple pression pour revenir en arrière, maintien pour alterner entre les modes de réduction de bruit, et double pression maintenue à configurer.
Le boîtier intègre également des commandes : maintenir le bouton TALK active le mode Super Mic ou l’assistant vocal, tandis qu’une double pression bascule sur le Super Mic. Un point d’ergonomie perfectible réside dans l’absence de contrôle tactile direct du volume, nécessitant une programmation manuelle des commandes pour ajuster le niveau sonore. Ce manque de fluidité dans l’usage quotidien pourra constituer un frein pour certains utilisateurs.
Autre élément notable : lors du passage entre les modes de réduction de bruit et de transparence, un effet sonore signale le changement. Cependant, le choix des sonorités, jugé peu harmonieux, pourra dérouter lors des premières utilisations.
Application Nothing X et fonctionnalités avancées
L’application compagnon « Nothing X » déploie tout le potentiel des Ear (3). Elle permet de sélectionner le niveau de réduction de bruit (bas, moyen, haut, adaptatif), d’activer l’audio spatial, de paramétrer le mode Super Mic, de personnaliser l’égaliseur audio, d’assigner les raccourcis sur les tiges et de renforcer les basses sur cinq niveaux distincts. La richesse fonctionnelle de l’application constitue un atout majeur pour les utilisateurs exigeants.
Le mode Super Mic, accessible via le bouton TALK, utilise un microphone intégré au boîtier pour isoler la voix des bruits ambiants lors des appels. Ce dispositif vise à offrir une qualité de captation supérieure à celle des micros intégrés aux écouteurs eux-mêmes.
La gestion de l’égalisation audio se distingue particulièrement. Trois onglets sont proposés : des réglages simples pour ajuster graves, voix et aigus, un mode avancé avec égaliseur 8 bandes et contrôle du facteur Q, ainsi qu’une section communautaire permettant d’importer des profils d’autres utilisateurs. Ce niveau de personnalisation est rarement atteint sur ce segment de marché.
Qualité sonore, réduction de bruit et autonomie
L’écoute révèle une restitution sonore équilibrée, avec une bonne séparation des instruments et une clarté vocale appréciable, notamment sur des titres de variété française. Sur des œuvres orchestrales complexes, les Ear (3) tendent à mettre en avant certaines mélodies au détriment des arrière-plans, un point qui pourra interpeller les audiophiles les plus exigeants. Les basses sont bien gérées, sans saturation, même sur des morceaux électroniques dynamiques. Toutefois, certains ressentiront un léger manque de rondeur et de liaison entre les fréquences.
La réduction de bruit active s’avère efficace, avec une atténuation annoncée jusqu’à 45 dB. Même sans diffusion audio, l’ANC isole déjà sensiblement des nuisances extérieures. À volume modéré, les bruits du quotidien, comme le clavier d’ordinateur, deviennent à peine perceptibles, confirmant la performance de l’isolation.
Côté autonomie, chaque écouteur embarque une batterie de 46 mAh, tandis que le boîtier offre une capacité de 500 mAh et une recharge rapide : 10 minutes suffisent pour 10 heures d’écoute sans ANC. Avec la réduction de bruit active, l’autonomie atteint 24 heures en cumulant les recharges, et jusqu’à 40 heures 30 sans ANC. La recharge s’effectue via un port USB-C, conformément aux standards actuels.
Prix, disponibilité et positionnement sur le marché
Les Nothing Ear (3) sont commercialisés en France en deux coloris, blanc et noir, au tarif de 149 euros. Ce positionnement tarifaire, associé à une fiche technique solide et un design distinctif, confirme la volonté de Nothing de s’imposer sur le segment des écouteurs sans fil premium accessibles.



