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Pourquoi le Samsung QN70F représente une excellente opportunité d’accès au Mini-Led ?

Le Samsung QN70F complète l’offre Neo Qled du fabricant sud-coréen en proposant un modèle plus accessible. Il se positionne entre les téléviseurs d’entrée de gamme et les versions haut de gamme, offrant une dalle relativement lumineuse associée à un rafraîchissement de 144 Hz destiné aux joueurs. Le constructeur souhaite occuper le marché face à la concurrence de Hisense et TCL sur les segments accessibles.

Le modèle décliné en plusieurs tailles affiche des tarifs compétitifs. La version 55 pouces testée ici s’affiche à 650 €, tandis que les diagonales 65, 75 et 85 pouces sont proposées respectivement à 850 €, 1000 € et 1300 €. Samsung cherche l’équilibre entre qualité et accessibilité avec ce téléviseur destiné à séduire les consommateurs au budget limité.

Le design épuré privilégie la finesse avec une coque arrière en plastique et un pied central permettant une installation polyvalente. La connectique s’avère généreuse avec quatre ports HDMI 2.1, deux USB-A, une sortie optique, un port CI+ et Ethernet. Bluetooth et wifi complètent l’équipement sans nécessiter le boîtier One Connect réservé aux modèles premium.

L’interface Tizen s’affirme efficace et fluide, regroupant les principales plateformes de streaming. Des ralentissements ponctuels ont toutefois été observés. L’ajout de fonctionnalités IA en 2025 demeure limité en utilité pratique, la traduction de sous-titres et l’analyse d’image restant des gadgets peu pertinents au quotidien. La télécommande minimaliste, solaire et rechargeable en USB-C, manque seulement d’un rétroéclairage.

Sur le plan colorimétrique SDR, le QN70F se montre bien calibré en mode Filmmaker avec un delta E de 2,7, garantissant une fidélité acceptable. La luminosité SDR atteint 552 cd/m², valeur appréciable pour cette gamme. Le gamma reste parfaitement ajusté à 2,4, assurant une bonne linéarité des niveaux de gris. Cependant, la dalle VA souffre d’angles de vision limités avec une chute de luminosité de 77 % à 45 degrés.

En HDR, le pic lumineux plafonne à 800 cd/m², valeur modeste comparée aux concurrents directs atteignant 1500 à 2000 cd/m². La colorimétrie HDR affiche un delta E de 3,1 avec une couverture DCI-P3 de 94,2 % et Rec.2020 de 75,4 %. Ces résultats demeurent corrects pour un LCD d’entrée de gamme, sans rivaliser avec les meilleures références du marché.

L’absence de filtre antireflet constitue un handicap majeur avec une réflectance mesurée à 40 %. Les concurrents Hisense et TCL affichent 25 % environ, tandis que Samsung lui-même propose 6 à 8 % sur ses modèles premium. Le système de rétroéclairage limité provoque un blooming visible et du clouding dans les scènes sombres, ainsi que des fuites de lumière en angles, défauts généralement rencontrés sur des téléviseurs bien moins chers.

Le jeu vidéo figure parmi les points forts avec une dalle 144 Hz et un excellent input lag de 13,3 ms en 1080p 60 Hz et 5,1 ms en 1080p 120 Hz. La compatibilité FreeSync Premium ajoute du potentiel pour les joueurs. Cependant, la rémanence typique des dalles VA bon marché avoisine 29 ms, créant du ghosting potentiel. Le mode Jeu offre une calibration exemplaire avec delta E SDR de 1,5 et HDR de 2,9, à condition de sélectionner le profil Original.

Le Samsung QN70F représente un choix cohérent pour les budgets serrés souhaitant rester chez Samsung, mais des concurrents proposent nettement mieux au même tarif. Les Hisense U7Q Pro et TCL C79K dominent clairement avec une meilleure luminosité, moins de blooming et significativement moins de reflets. Ces alternatives demeurent plus recommandables pour le consommateur averti cherchant le meilleur rapport qualité-prix dans cette gamme de prix.

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